Je me suis un peu avancé samedi matin ! L’objectif était de partager mon expérience quotidiennement. Cependant, un autre est celui de me défaire de mettre en place des objectifs qui ne sont pas forcément utiles où qui me créeraient une pression inutile. J’ai donc choisi de finaliser mon article ce soir, sereinement. Plusieurs jours ont passés depuis notre arrivée samedi à Paimpont, en Forêt de Brocéliande, en Bretagne. Le centre bourg de Paimpont a d’ailleurs accueilli la fin de semaine dernière un festival de plusieurs jours axé sur le royaume de l’imaginaire. Ce petit village de 300 habitants a été plein de vie durant deux jours : marché de l’artisanat (céramique, travail du cuir, pierres et bijoux..), spectacles et arts du feu. Nous avons aussi eu l’occasion de visiter « La porte des secrets », une attraction touristique mais qui nous a néanmoins appris plusieurs choses sur la belle forêt de Brocéliande. Nous avons débuté dès lundi notre stage « Etats d’éveils et communication avec les êtres vivants » en allant à la rencontre d’arbres maîtres et des êtres de la nature telle que les fées par exemple. Ils s’avèrent que ces dernières n’aiment pas tant être dérangées par les Hommes et peuplent souvent les petits arbres éloignés de la route avec un tronc scindé en plusieurs branches où elles peuvent sauter de l’une à l’autre. En effet, elle n’aiment pas trop les humains qui bien trop souvent les ignorent. Les voir est quasi impossible. Les ressentir est par contre jouable. Quand aux arbres, ils se révèlent bien souvent des être guérisseurs et communiquer avec eux est plus simple. Etant à nouveau au début ou en tout cas depuis longtemps éloigné du processus, j’ai mis du temps à me plonger dans l’univers véritable. Rouvrir mes canaux pour atteindre un état d’éveil suffisant pour interagir avec ces êtres a été délicat. Mon scepticisme m’a une nouvelle fois empêché d’entrer en communication directe. Le fait de réfléchir avec le mental et par la même l’intellect m’a empêché d’être dans le ressenti et à fortiori de voir l’invisible. La première journée a été longue, j’ai joué le jeu tout en me demandant ce que je fichais là. Franchement ! Ce n’est pas un peu ahurissant tout ça ? Et puis finalement je prend le pli de me dire qu’après tout,  même si je suis sceptique je pouvais au moins profiter du stage pour découvrir les lieux et mettre mes vacances en action. Finalement, nous sommes arrivés en fin de journée à un arbre très particulier dont les branches étaient très droites, sans feuillage. En le voulant ou non, j’avais cette fois ressenti celui ci comme étant un vrai catalyseur, une sorte de paratonnerre à énergie. Pour la première fois, j’ai perçu un lien physique entre ce que je ressentais et ce qui vibrais dans mes avant bras en me collant contre lui. Des sortes de douleurs apparenté à de forts picotements et un coeur qui battait de plus en plus vite ont été la traduction physique de mes perceptions. Cela a été très fort pour moi et très troublant. Qu’un arbre puisse me faire cet effet, alors même que je venais à peine d’entrer dans sa zone d’existence.

Mardi, nous nous sommes rendus au Val Sans Retour, à une quinzaine de km de là. Si vous deviez un jour être touriste dans le coin, ne vous attardez pas à visiter l’Arbre d’Or à côté duquel nous sommes passés dans notre périple : il n’est pas beau, n’a aucun sens et n’est que là pour attraper un vacancier de plus (non sérieusement !). Nous avons fait là un tour magnifique des lieux en nous imprégnant notement des énergies des pierres. Deux nous ont notamment permis de comprendre la différence entre les énergies masculines et féminines des pierres. Le besoin de chacun est rempli en fonction de la connexion avec la pierre pour développer le pôle dont nous manquons. Ayant besoin de repos, de retour sur moi même, la pierre plus féminine m’a effectivement apportée une sorte de sérénité et de plénitude. Le plus notable est que nous sommes plusieurs a avoir eu les mêmes troubles physiques après avoir été en contact à peine quelques minutes avec cette pierre : étourdissement, maux de tempes. Cela est une véritable démonstration que dès lors que nous sommes un minimum ouvert à, ne serait ce que la possibilité d’une transmission d’énergie entre les êtres vivants et nous, un échange s’opère.

L’après midi, lors de notre parcours j’ai su développer plus de ressentis grâce à un lâcher prise progressif. J’ai su capter l’énergie d’une fée qui m’a rappelé de garder pied et de poursuivre en confiance. Que tout serait juste à partir du moment où je suivais mon intuition qui ne serait que guidante. Celle ci m’a également confirmé qu’elle avait souhaité s’installer là car elle était joueuse et aimait se rendre compte que les gens la découvre ici quand c’était le cas, car beaucoup n’y faisait pas mal attention. Chose à noter aussi sur la spécificité de l’endroit où nous étions : l’eau très ferrugineuse. C’est très particulier puisque le fer contenu dans l’eau rend celle ci très orangée. D’ailleurs, la forêt de Brocéliande était à une époque l’endroit idéal pour la construction de chemins de fer. Ainsi, on y retrouve des forges construites pour cela : le fer provenait des cours d’eau et le charbon était fait par les charbonniers dans les bouts abrités par la forêt. Cette journée fût fatigante malgré une dépense d’énergie limitée, certainement un autre signe que des choses invisibles se passent quoi qu’on puisse en penser. Perso, je trouve toujours cela dingue mais en même temps l’expérience ne coûte rien donc je tente et j’essaie… Des régulations se font, des charges s’accumulent où se déposent… L’important est d’apprendre à en prendre conscience pour travailler avec ses énergies, son âme et son corps qui n’est qu’une enveloppe pour un court passage.