L’avion

Vendredi dernier, j’ai pris l’avion en direction de Toulouse pour rejoindre ma meilleure amie. Le stress du vol a été bien présent durant plusieurs heures. La sensation du décollage a été plus conséquente cette fois-ci entre, adrénaline, peur, angoisse et excitation. Prendre l’avion fait reprendre conscience en quelques minutes à peine de l’infiniment petit que nous sommes à l’échelle de l’univers. La petitesse des voitures, des maisons, des Humains est flagrante à peine quelques mètres au-dessus de la terre ferme. Je crois que c’est cela que j’aime énormément lorsque je fais du parapente. Me rendre compte de ce que nous sommes « seulement ». Une fois arrivée là haut, il m’a été une nouvelle fois offert la joie de découvrir l’au-dessus des nuages. Cet endroit magique me fait souvent rêver en quelques secondes, me fait bien souvent me questionner sur l’existence même de la vie. Qui nous sommes ? Ce que nous faisons, comment et pourquoi ? Ce que nous cautionnons ou non dans la vie dans laquelle nous sommes et pourquoi ?

La solitude

Arrivée en week-end avant le stage de développement personnel que j’allais faire pour la seconde fois, je comptais grandement profiter de ma meilleure amie que je n’avais pas vu depuis plusieurs mois. Se raconter, s’écouter, questionner le monde tel qu’il est, partager, comme à nos vieilles habitudes. Si si, elles sont vieilles maintenant, elles ont déjà quinze ans ! A ma grande surprise, ma fréquence avait changée vis à vis de son environnement… Je n’était plus à l’aise de la même manière. J’ai éprouvé un grand besoin de sortir et de vaquer à d’autres occupations uniquement avec elle dans un environnement extérieur. Comme un besoin d’un lieu neutre pour se retrouver. Comme si cette neutralité allait pouvoir permettre de se recroiser plus facilement pour se réacclimater l’un à l’autre. Puis est arrivé la famille de son conjoint, cinq personnes supplémentaires dans un espace partagé de quarante mètres carré. J’ai alors pour la première fois réellement découvert le besoin de solitude, d’isolement. La fatigue liée au travail des dernières semaines et cette sensation de compression au contact de trop d’humains m’a révélée mon besoin grandissant et nécessaire de solitude. Cette sensation nouvelle pour moi me laisse dubitatif. Moi pourtant, grand « social » à aimer échanger, découvrir de nouvelles personnes, apprendre de nouvelles choses, je me retrouve ainsi dans une position inverse par besoin et non par choix. Il m’était insupportable d’être en présence de tant de personnes à la fois dans un espace devenu réduit. J’ai finalement passé mon dimanche à dormir et mon lundi en extérieur, seul à Toulouse. J’ai le sentiment profond que mon évolution de cette dernière année, bien que je ne m’en rende pas directement compte, créé un besoin de prendre d’avantage de temps pour moi non pas pour réfléchir forcément mais simplement prendre conscience de moi même, seul avec moi même.

Le stage 2.0

Le lendemain, un court mais laborieux périple de trois heures trente m’a enfin permis d’arrivé au stage #2 de développement personnel mené par le formateur et ses assistant.e.s. Quel immense plaisir de retrouver tout d’abord l’éco-village de Sainte Camelle. Un lieu magnifique qui permet de vivre en pleine nature et en plein air jour et nuit, un véritable bol d’air loin de toute activité citadine.

L’intuition abordée durant cette première journée et la rencontre avec le guide intérieur a été l’occasion de renouer avec la philosophie qui va être abordée tout au long du stage. Cela a surtout été l’occasion pour moi de me rendre compte que le stage de l’an dernier m’a réellement permis de mettre en exergue mes discussions avec le guide intérieur et de renouer la confiance avec mon intuition. Tu sais ce fameux truc qui te dis « fais ça » mais où juste après ton cerveau te dis « non, cette option sera plus favorable » : et hop on écoute sa raison et non son coeur, dans lequel réside l’intuition. Pourtant cette intuition, prenant en compte l’ensemble des paramètres visibles et invisibles (dont nous n’avons pas connaissance à l’instant T), permet de prendre les bonnes décisions pour soi. Je sens que je suis un intuitif depuis tout petit. Cependant, la société, l’éducation et les différentes sphères où j’ai grandis n’ont malheureusement pas valorisé cette partie de moi jusqu’à la remettre complètement en question et l’écraser. Renouer, reprendre contact avec mon intuition a été d’une facilitation phénoménale dans ma vie tout au long de ces dernier mois car je savais que résidait en son écoute, la bonne voie pour moi.

Le guide intérieur quant à lui est également fortement présent en moi sans même que je m’en rende compte. Représenté par une toupie l’an dernier, il s’est matérialisé par une boule d’énergie cette année. Je ne cherche pas à ce qu’il se présente à moi habituellement mais il est vrai que souvent je me pose une question, et la réponse m’est apportée avant même que j’ai finie ma question. Elle est a différenciée de la réponse apportée par la raison. Celle-ci vient souvent après et n’est pas forcément juste pour moi. La réponse de mon guide intérieur est très souvent juste et je le ressens différemment. La vibration n’est pas la même en moi, la résonance ne se fait pas de la même manière non plus. En tout cas, il est clair que je continuerais à alimenter ce travail au jour le jour.

La journée s’est finie par une conférence sur la question de l’alimentation. Même si je ne suis pas encore dans une alimentation saine – et de loin – il est clair qu’une alimentation différente, plus saine, moins chimique et modifiée est déclencheuse d’un accès simplifié, car naturelle, à la spiritualité et à Soi dans son ensemble. Certains mangent bio, d’autres bio et crus, d’autres encore avec une méthode différente. La preuve en est qu’à fil de croiser des personnes souhaitant développé leur spiritualité, force est de constater également que ces mêmes personnes sont souvent crudivores où y tendent car elles se rendent compte qu’ingérer ce que nous proposent l’industrie alimentaire et agro-alimentaire est tout bonnement bloquant à tout éveil de conscience.

Pendant une formation en écologie intérieure menée par Yann Thibaud

A demain.