Aie aie aie… Voilà ce qui m’arrive spontanément en me voyant écrire cet article. Le retour après le premier stage était déjà compliqué en terme de réacclimatation sociale et le second retour vaut également son pesant d’or. Retour sur mes impressions.

#FOCUS. Pour mémoire, à mon retour de stage de développement personnel l’an dernier j’ai revendu ou / et donné la moitié de mes biens. Tout ce qui ne me paraissait plus essentiel ou indispensable est parti sur la base de la question : en as tu besoin ou ton envie de l’avoir, traduit-il un manque de quelque chose en terme d’émotions ? Hé bé… outre des objets et gadgets, sont partis aussi : TV, Voiture, Tablette et Peluches… Ça n’a pas été simple mais force a été de constater qu’à force de travail sur moi même, je n’avais plus aucun lien avec ses objets et il n’avait donc plus aucun lien pour moi. Voilà donc le premier round.

Le second retour a été plus rude car plus axé encore sur l’essence de mon fonctionnement : le relationnel, le rapport à l’Autre et par conséquent à moi même, ma place en tant qu’humain dans tout ça etc. C’est comme si depuis début septembre j’avais été mis à rude épreuve pour tester mes limites… Ha ba c’est du joli, puisque depuis vendredi dernier je suis arrêté par le médecin pour surmenage. J’ai frôlé le burn-out de peu…

Alors elle m’apprend quoi cette situation ? Ben déjà a écouter mon corps quand il me parle (on en revient une fois de plus à cette fichue intuition qui est pourtant tellement censée !!!). Depuis mon retour à la vie que je me suis construite, et que je considérais donc jusque là comme normal, tout me semble complètement superficiel. C’est comme si à force de transmutation, j’avais atteint une autre fréquence et que mon Moi de maintenant n’est plus en phase avec mon Moi d’il y a un mois. Tout dans les rapports aux gens dans la rue ou dans les transports en commun me paraissent superficiels : des gens prostrés visage vers le bas ou le regard vide lorsqu’ils ne sont pas vissés à un écran qui les tient en otage sans même qu’il s’en aperçoive. Lors de discussions éventuelles, je sens la plupart des gens connectés à une centrale qui n’est pas la leur mais qui est celle construite par la société matérialiste dans laquelle nous vivons. S’en est que plus insupportable.

Concernant le travail, je me rend compte que je cherche à faire au mieux pour des personnes fragilisées, que sous prétexte de responsabilité attenante à mon poste je me décarcasse à rattraper le retard, a réparer les éventuelles erreurs des personnes qui m’ont remplacées, à dire oui a des missions supplémentaires qui me sont confiées parce que je tiens au développement de mon agence qui a été dure à remettre à flot. Le 6h-22h du lundi au dimanche ne me semble pas grave puisqu’il est passagé. Sauf que l’erreur se situe là : et moi dans tout ça ? Toutes les conversations que j’entreprend me paraissent surréalistes, sur-construites par des schémas.

Mi septembre, une réunion est organisée dans la capitale pour toute l’équipe. Je descend dans le métro et me surprend a être en capacité d’absorber les charges énergétiques des gens. Je n’ai jamais fait ça jusqu’à présent, tout du moins pas de manière non maîtrisée. Je me protège et remonte au bout de deux stations pour finir en bus… Pour être avec moins de gens et moins de murs… La réunion de région trimestrielle avec mes collègues me parait sur-jouée, artificielle tout en étant un moment propice à une évaluation du travail en équipe grâce à un team-building dont nous n’avons pas été informé. Objectivement : c’est le travail, on est premier en terme de chiffres, on a des primes, on va faire la fête, on est content… Ok… Argent, champagne, bonne bouffe ! Humainement : Et nous la dedans ? Et l’humain que je suis la dedans, il est où ?

Cette sensation de niveau de conscience plus élevée et de sensibilité exacerbée aux artifices et aux constructions sociales a fini par m’avoir. Je pensais réellement que ce n’était que passager jusqu’à vendredi dernier où au lever j’ai senti mon corps qui me disait : chut, arrête toi, sauvegarde toi. Tu sais, du genre tous les personnages du film d’animation Vice-Versa qui sont en mode alerte rouge ! Mes cellules étaient en ébullition, je sentais mon sang pétiller dans mes bras tellement mon corps me disait d’arrêter. Comme une sensation de vivre une baisse en fréquence à travers ces perceptions. La ligne rouge était franchie.

Résultat : une semaine et demie pour prendre du temps pour moi. Dormir, dormir, dormir et aussi  sortir des schémas habituels dans ce que je vis au quotidien  :  juste me poser à ne rien faire. Ça s’apprend et c’est plutôt agréable à vrai dire… On dirait qu’un nouveau chemin est enclenché… Je marche confiant car intérieurement je sens que c’est juste et je fais confiance à la vie, à l’univers.