Loin des yeux, près du cœur,
Cette maxime raisonne comme une erreur,
A peine quelques mots écris,
Que déjà mon enfant auprès de toi cri.

Tu le sais, tu es la seule femme au monde qui compte autant pour moi,
Ces derniers mois ont été de grands bouleversements,
Et prendre du temps pour comprendre est nécessaire je le conçois,
Cependant, peu à peu je perçois que l’on s’éloigne et que l’on se ment.

Où es la limite entre faire mon chemin et te laisser faire le tien ?
Quand on sait qu’on s’est toujours tenu la main,
Ces moments de vie intenses et passionnants que je traverse,
Méritent ta présence et ton écoute qu’il fasse beau où qu’il pleuve averse.

La peur est l’ennemie et nous met dans l’erreur,
Se cacher derrière le silence ou les mots, juste pour qu’ils soient dit,
Peut selon moi présager des malheurs,
Tandis que pour essayer d’éveiller ta conscience, je souhaite te raconter ici ce que je vis.

Mon parcours n’a pas toujours été remarquable,
N’a pas aidé, c’est certain, ma personnalité peu maléable,
Mon chemin a parfois même été chaotique,
Cependant, quand je regarde au loin je vois à présent une destinée magnifique.

L’incompréhension de l’ Autre et de ses choix ne devrait pas nous faire arriver à ce point,
Parce que même si, vis a vis de moi, tu as fais le choix d’être une apôtre, je préfère expérimenter la vie d’un bédouin.
Ceci n’est pas un échec, bien au contraire !
Tandis que mon compagnon de route écoute de la HardTech, j’ai choisi d’accompagner les gens qui se sentent être dans la misère.

Revirement peut-etre soudain, changement certainement brutal,
Ne crains pourtant rien parce que tu le sais, tu as un fils qui ne s’est jamais senti banal.
Le temps et les époques sont, à ce qui se dit, affaire de générations.
Les minutes qui passent finalement je m’en moque, parce qu’ il est important pour moi d’écouter mon évolution.

De loin les choses paraissent peut-être bizarre,
Il est certain que toutes ces synchronicités et ces rencontres ne sont pas le fruit du hasard,
Aujourd’hui j’ai choisi d’ Être et d’écrire pleinement mon histoire,
Si tu es prête à l’écouter, je passerais avec mon train te récupérer bientôt sur le quai de ta gare.

Dans ce wagon magique qui aurait pu être celui de la voie 9 trois-quart,
Je te conterais qui je suis aujourd’hui pour que tu puisse comprendre comment je vais dans la vie.
Je pense souvent à nos voyages en Bretagne ou on mangeait des moules et du quatre quart !
Je me dis que même la déjà, la formidable maman que tu es, m’a permis de devenir qui je suis.

N’ai pas peur de l’invisible incompréhensible qui peut t’apparaire comme risible,
Tu n’es pas obligée de venir avec moi dans ce monde imperfectible,
Cependant, je suis certain que tout autant que moi,
Tu y a ta part à faire parce que la Terre t’a aussi donné cette mission à Toi.

Rédiger cette prose me procure des émotions fortes,
Depuis des semaines je veux t’écrire.
Jour après jour, je me répète que demain, j’aurais envie d’en rire.
J’ai saisi l’occasion d’une inspiration matinale, pour t’adresser mes pensées avant qu’elles ne soient mortes.

Ecrire est un acte politique,
Ecrire peut parfois être comique.
Ce matin, écrire est pour moi mon moyen,
De te proposer de se rappeler que raconter qui nous sommes ne pourra jamais ne servir à rien et encore moins nous apporter du chagrin.

Le travail, l’appartement, le confort,
Tout cela ne miroite que la mort,
Cessation de l’esprit et arrêt du corps,
Ces carcans ne font que donner l’illusion d’être fort.

La réalité devient éclairée,
Quand tes émotions et ton intuition profonde,
Sont enfin écoutées de leurs justes place et participent à créer ta destinée.
De là, éclatent les envies les plus fortes et naissent les idées les plus fécondes.

Que ce soit en coach, en formateur, en magnétiseur ou en médium,
Je reste celui qui vient de toi et celui qui t’aime,
Nul besoin de regarder ce que devrait faire les autres Hommes,
Regarde moi juste grandir et partage cela avec moi s’il te plaît : du mot Maman je te chuchoterais quelle lettre retenir parce que cela plus essentielle : la lettre Aime.