#corps #état #gouvernance #société #Soi #rencontre

Quelque chose d’étatique est une chose, d’après le CNTRL, qui concerne l’État, son autorité et son intervention dans la vie économique et sociale. A fortiori ce sont des éléments et des domaines au sein desquels interviennent l’État, par son avis ou son contrôle. Je ne vais pas vous faire un énième article sur le COVID-19 et la manière dont est gérée la crise sanitaire actuelle. Je vais plutôt aborder l’important problème que cela peut générer lorsque les états émotionnels prennent le pas sur la souveraineté entière d’un Humain.

Vous rappelez-vous, ou connaissez-vous, cette série pédagogique destinée aux plus jeunes « Il était une fois… la vie » ? Cette émission nous proposait de décortiquer chaque aspect du corps en découvrant « la fabuleuse histoire du corps humain ». Ainsi, les cellules et organes du corps étaient représentés par de petits personnages qui, à chaque épisode, nous expliquait comment fonctionnait l’une ou l’autre partie du corps.

Si je reprends l’idée de la vision de l’Homme Septénaire dans la philosophie orientale associée à cette idée que notre corps est composé d’une multitude de personnages, je pourrais aisément dire que ceux-ci représentent un peuple à part entière, composant ainsi la société de mon Être. Je pourrais aussi facilement admettre que, comme dans toute société, des individus différents la composent et que ceux-ci créés des groupes d’appartenances. Ces groupes pourraient ici être les quatre aspects de la personnalité qui composent le quaternaire au sein du septénaire. Ce que nous enseigne la philosophie orientale, c’est que les quatres aspects de la personnalité doivent être au maximum équilibré pour gagner en conscience et pouvoir avancer vers son Soi et se découvrir pleinement.

Ainsi, prenons ici l’exemple d’un corps humain qui serait à lui seul en réalité une micro-société ayant besoin de bases et d’orientations à la fois communes et solides pour pouvoir avancer et fonctionner. Les quatres aspects de la personnalité éliraient alors leur représentant, constituant ainsi le gouvernement qui serait le logisticien de l’État souverain de la société qui n’est nul autre que notre corps. Ainsi, ce gouvernement serait chargé de faire fonctionner cette grande puissance qu’est l’Être humain, en garantissant un équilibre entre tous les aspects le régissant. Cela, pour atteindre un objectif plus grand : la conscience de Soi, de l’ensemble de la société qui le compose, pour atteindre des aspects plus grands de Lui : la pleine conscience et la possibilité d’Être en lien avec d’autres fréquences et d’autres mondes. Sa pleine puissance individuelle pouvant ainsi être mise au service du collectif humanoïde. Pas mal hein ? Ça c’est l’idée ! Cependant, quand un des quatre groupes veux peser davantage dans la balance, cela produit un déséquilibre manifeste et là… mon État Tique !

Prenons l’exemple du corps émotionnel. Écouter ses émotions et leur laisser parfois une part trop importante sur Soi et sa souveraineté intérieure, fera tiquer le peuple entier qui criera à l’injustice parce qu’il souhaite rétablir l’équilibre. Cela peut même conduire à une prise de pouvoir, voir une dictature, si par ailleurs, les pôles ne sont pas équilibrés et que je n’ai pas conscience de ce que je suis en réalité et de ce que j’aspire à devenir. Ainsi, c’est ce qui s’est passé pour moi dernièrement. Sur mon chemin, j’accorde une importance particulière aux énergies et aux émotions, tu le sais. Cependant, ce n’est pas parce que j’accompagne de nombreuses personnes dans leur recherche d’Être que je suis moi-même infaillible. Loin de là ! C’est d’ailleurs, je dirais, mon grand plus atout : je suis sur un chemin comme les personnes qui souhaitent avancer sont sur le leur. Pour la seconde fois consécutive depuis le début du confinement, mes émotions aussi diverses que variées ont repris le dessus pendant quatre jours, la semaine dernière. Après avoir eu la chance d’être centré presque continuellement pendant plus de trois semaines, l’univers m’a gentiment rappelé de ne pas dormir sur mes lauriers.  Les effets du centrage, étaient grandiose :

  • Lucidité dans les choix que j’avais à faire
  • Écoute spontanée de musique classique
  • Publication de vidéos humoristiques utilisant ma voix
  • Passage à l’action immédiat sans ruminations
  • Production de textes à partager
  • Envie de manger davantage de légumes et de fruits voir de manger cru
  • Accompagnement juste et éclairant pour les personnes que j’accompagne
  • Discussion facilement possible lors d’un différent avec quelqu’un
  • Sommeil profond et réparateur, amenant conseil et fluidité
  • Mon entourage se livrait spontanément à moi pour diverses raisons
  • Centrage dans ma mission de vie à tous les moments de la journée

Puis, ma conscience m’a appelé à aller plus loin pour moi-même. N’étant pas encore complètement convaincu de la puissance que je peux avoir dans mon rôle et dans ce que je propose, le travail c’est très naturellement imposé à moi, comme d’habitude. Le mental connaît bien ce qui me dérange ou non et les émotions savent très bien comment s’y prendre pour taper à la porte de mon Être. J’ai commencé doucement par de la perte d’intérêt pour ce que j’avais à faire, en passant par un état de vide jusqu’à basculer dans mes anciens travers tant au niveau de mes habitudes de vie qu’au niveau de mon alimentation [le mode « et puis merde » bien activé]. Les effets en ont été radicaux :

  • Retour dans la zone de confort et les habitudes
  • Activités peu ou pas réflexives
  • Accroissement du temps sur les réseaux sociaux et sur Netflix
  • Envie de dormir beaucoup plus importante
  • Perte de sens dans mes projets
  • Toute action était lourde et creuse de sens
  • Alimentation basique et malbouffe (biscuits apéros, sodas).

Ce qui est extraordinaire dans cette situation c’est de constater à quel point j’avais la pleine conscience de la situation mais que je n’ai pas su trouver tout de suite quoi faire pour en sortir. Pourtant, j’avais à ma disposition les outils d’alchimie émotionnelle. Les émotions trop fortes conditionnées par mon système de croyance, m’ont amené à penser que je ne serais pas assez puissant pour les accueillir et que ça n’en valait pas la peine. Cela a eu raison de :

  • mon mental qui comprenait pourtant ce qui se passait et qui a essayé de trouver des solutions pour avancer
  • mon énergie qui a été mise à mal et complètement épuisée par le non choix de passer à l’action
  • mon corps physique par les cochonneries que j’ai pu ingérer durant ces quelques jours et la diminution de mes actes d’hygiène.

Qu’est ce qui à alors fait que les émotions ne puissent pas procéder à un coup d’État ? Simplement, un Lanceur d’Alerte. Ce lanceur d’alerte intérieur et propre à chacun qu’est l’intuition. Clairement arrivé au stade de l’agacement d’être dans cet État peu équilibré, mon intuition a pu prendre le dessus et a réussi à se faufiler à travers mon inconscient pour me faire comprendre que même si les autres sont en désaccord avec ce que je peux faire ou qui je peux être, cela ne doit pour autant pas influer sur ma mission de vie qui elle est juste et utile à plus grand que moi. Ainsi, j’ai rêvé d’un groupe d’enfants avec lesquels je mettais en œuvre des pédagogies actives issues de l’éducation nouvelle sous l’œil de ma mère et de mon beau-père. Après mon animation avec le groupe, les deux adultes en présence, m’ont clairement fait comprendre que cela ne pouvait pas fonctionner, que c’était complètement abject, anticonformiste et que ça n’avait pas sa place pour relever d’une réussite quelconque en termes d’avancées sociales. Je me suis surpris, toujours dans ce songe, à me positionner de façon complètement respectueuse et centrée, face à ces deux protagonistes. Je leur ai expliqué mes intentions, leur ai dit que je comprenais leurs inquiétudes et leurs positions et que j’étais ouvert à la discussion s’ils le souhaitaient. Malgré cela, j’ai conclu en expliquant que ma mission de vie était celle-ci et que s’ils ne souhaitaient pas débattre, ils pouvaient quitter cet endroit. Ils ont finalement quitté le lieu ou s’est déroulé ce rêve.

Vous le savez peut-être, ce type de rêve qui consiste à transférer des informations de l’inconscience vers la conscience de Soi lorsqu’on est prêt à cheminer plus loin, consiste à personnifier les craintes à travers des personnes que nous connaissons, dans les représentations qu’elles incarnent pour nous. En outre, les méthodes actives ne sont ni plus ni moins des méthodes en lesquelles je crois fortement car j’ai pu les éprouver et les expérimenter à de nombreuses fois. Elles m’ont réellement permis de comprendre beaucoup de choses sur moi et qui j’étais. Les enfants quant à eux représentent simplement les enfants intérieurs de personnes que j’accompagne et pour qui j’ai envie de proposer le meilleur pour qu’ils puissent reprendre possession de leur vie, de leur autonomie, leur indépendance et leur pouvoir intérieur. Quand aux deux personnes symbolisées par ma mère et mon beau-père, ils n’étaient que l’illustration de ma peur de décevoir mon entourage à travers mes actions et le rappel de la posture traditionnelle dans laquelle je ne souhaite pas m’engager car je crois en un monde nouveau basé sur les innovations sociales, l’intelligence humaine et la conscience de Soi. J’ai su le dire de façon sobre et efficace tout en restant le représentant militant d’une cause qui me tient à cœur.

Le réveil a été magistral. C’était samedi matin, barbouillé et remué. Je l’ai senti instinctivement : j’avais à nouveau compris quel était le chemin à prendre et qu’effectivement, les émotions qui ne sont que le fruit de croyances ancrées en moi n’avaient plus lieu d’être à l’heure d’aujourd’hui. La journée et la nuit ont passées. Des maux physiques, qui s’étaient annoncés quelques jours plus tôt, ce sont manifestés jusqu’à dimanche matin.  Cette matinée a été consacrée a rapprocher mes maux physiques de leur signification sur le plan émotionnel. Je n’ai pas été déçu du voyage. Les maux que j’ai dû explorer ont été : fatigue, vertèbres cervicales et dorsales (C1+C2+C7+D2), engourdissement, transpiration, dépression, coupure (je m’étais coupé de façon importante dans la semaine en faisant la cuisine), flatulence, éructer, diarrhée, pharyngite. Bien entendu, chacun à dose modérée. Les éléments que j’ai pu en tirer ont été lourds de sens.

Les manifestations extérieures exprimées par des maux physiques soulèvent des problématiques très précises auxquels je dois désormais me confronter pour pouvoir avancer, une sorte de nouveau pallier avant d’aller plus loin. La nervosité, le sentiment d’insécurité, les angoisses et le doute que cela à généré durant plusieurs jours sont dus à un probable refoulement par rapport à un sentiment de honte liés à des événements antérieurs de ma vie. Mes recherches et mon intuition m’ont indiqué que je n’assume pas tout mon passé et ce qui s’est passé pour moi. Que je dois laver un moment où je me suis senti dans une situation injuste. Cette situation a généré un problème d’occupation du territoire. De mon propre territoire, de ma souveraineté, de ma société intérieure que pourtant je dois pouvoir protéger. Cet état a amené un bouleversement entre mes rêves et la réalité et est allé jusqu’à me sentir coupable d’exprimer ma récente reprise de créativité depuis quelques semaines. Il m’est aussi apparue la nécessaire prise de conscience que je dois avoir concernant ce qui m’habite et mes possibilités d’Agir, du fait que j’ai probablement une mission spirituelle élevée et que je dois cesser de m’inquiéter pour mon avenir.

Mes diverses sources durant ce dimanche sont arrivées, toutes sans exception, aux mêmes conclusions. Il est urgent, après cette semaine et sur la durée, de renouer avec mon essence profonde et de reprendre contact avec mon Moi intérieur, mon individualité. D’accepter de m’exprimer, de ne pas vouloir aller trop vite et d’accueillir mes peurs. Il m’a également été donné à comprendre que je dois, pour pouvoir grandir sur ce chemin, me donner du temps pour apprendre à maîtriser ma vie et mon Être. Prendre du temps pour apprendre à gérer cette société intérieure grâce à cet état centré de mon État, ma personnalité. Faire de la politique, et à fortiori de la socio-politique, au sens noble du terme, demande du temps et demande à affuter à la fois ses connaissances de Soi et ses perceptions du monde. Cet art de la Socio-Politique intérieure nécessite aussi de se reposer, de prendre du temps pour Soi. Prendre du temps pour moi, veut dire m’amener davantage de calme par l’écriture [étrangement, c’est mon biais d’expression favoris !] et le dialogue intérieur, tout en gardant l’esprit ouvert à la nuance et aux perceptions diverses que d’autres sociétés voisines des miennes, d’autres individus voisins de moi-même, peuvent avoir. Que simplement l’humain avec lequel je vis peut avoir, tout comme celui arrivé d’une autre planète ou d’un autre pays, peut avoir aussi.

Il n’est nul doute que je dois me laisser guider par mon intuition au quotidien pour discerner ce qui est bon pour moi ou non. Cette même intuition qui a réussie à me déclencher un mieux être, au-delà des émotions que j’ai pu percevoir comme négatives au cours des derniers jours. Ce qui est amusant, c’est à quel point ces maux physiques qui étaient de simples douleurs ont pu être à ce point d’excellents indicateurs quand au chemin à prendre pour les jours qui viennent. Ce qui l’est aussi, c’est que les conseils qui m’ont été apporté, sont simplement de faire confiance en la vie et en mon pouvoir créateur. De développer mon sens de l’humour, garder ma spontanéité et cultiver ma patience. Ce qui me connaissent savent à quels points ces conseils, venant pourtant de différentes sources et qui ne sont que la traduction de ce que mon corps a bien voulu me communiquer, sont juste et judicieux pour la suite de mon développement.


Vois-tu, quelle que soit la part de ta personnalité – d’un des groupes de ta micro-société – que tu n’écoutes pas, que tu ne veux pas entendre ou que tu ignores, ils se passeront le relais pour être entendu et pour que tu prennes conscience qu’ils sont là. Qu’ils ont leur mot à dire. Au regard de la France cela a pu être les gilets jaunes, les jeunes ou les personnes plus âgées dans la rue pour défendre le système éducatif ou le droit aux retraites. Au regard de ton Être, de ton État intérieur, ce sont tes émotions qui t’envahissent, ton énergie qui est à plat, tes croyances qui te font croire certaines choses ou ton corps qui te fais mal. Ton État-tiquera, jusqu’à ce que tu l’écoute et le prenne en considération. Que tu prennes conscience qu’il est là, qu’il cherche simplement à te parler pour te faire comprendre les choses sur lesquels tu dois avancer. Comme pour la politique, le citoyen en est le moteur. Tout ton être en est le moteur. Tu es l’initiateur et le protecteur de cet État que tu construis. Tu es ton propre Citoyen. Le fait de t’écouter change radicalement la donne, même les plus petits signes qui soient. Dès lundi matin, j’ai retrouvé davantage de spontanéité, moins de mal à me lever, l’envie de discuter facilement et ne me suis pas posé mille questions quand j’ai eu envie de dormir à 21h30 alors que le soleil venait à peine de se coucher. Les choses changent, les émotions se transmutent, les énergies que je déploie vibres différemment. Dès aujourd’hui, j’ai retrouvé le plaisir plein et entier de retourner à ce qui me passionne : ma formation de coach, échanger sur les réseaux sociaux, prendre soin de mes proches, te partager ce texte parce qu’il te touchera peut-être et qu’il sera peut-être porteur de sens pour toi. Je l’espère. Étrangement [really ?], c’est aussi aujourd’hui que les personnes autour de moi sont revenues vers moi pour aborder avec moi leurs avis, leurs problématiques et leurs avancées, spontanément. Ça n’était plus arrivé depuis quatre ou cinq jours…

Une des choses que m’apprend aussi ce passage, c’est l’utilité d’expérimenter pour comprendre et accompagner de façon qualitative. En effet, pour la deuxième ou troisième fois consécutive, je remarque qu’à chaque fois que je rencontre ce type de phase, les personnes qui viennent vers moi dans les jours qui suivent pour être accompagnées rencontres les mêmes symptômes avec la même chronologie et trouvent leurs sources dans les mêmes types de problématiques. Cependant, même si je comprends comment fonctionne une société, comment l’État intérieur de la personne que j’accompagne tique, nous n’avons pas les mêmes bases, peut-être pas les mêmes valeurs ni même les mêmes fondements. C’est une évidence de taille : une société diffère de l’une à l’autre dans son fond et aussi dans sa forme. C’est ainsi que se manifeste la personnalité de chacun, ses propres références et son propre fonctionnement. C’est alors là, que mon travail commence. Mettre mon expérience et mes compétences au service des personnes que j’accompagne. Me revoilà simplement revenue à ma mission de vie.

C’est avec une grande joie que j’ai écris ce texte à la fois pour me laisser trace et vous en faire partage.